Fondée en mars 2018, la start-up azuréenne MyDataModels a développé un logiciel qui « fait parler » de petits jeux de données que ses cofondateurs appellent small data. L’outil permet à des experts métiers de créer des modèles prédictifs sans connaissance en intelligence artificielle. Valeurs ajoutées : améliorer la qualité de fabrication et la maintenance, anticiper des pannes ou des fraudes, prédire des maladies.

Créée en mars 2018 à Sophia Antipolis par Denis Bastiment et Alain Blancquart, MyDataModels conçoit et commercialise Tada, un logiciel de modélisation de technologie d’intelligence artificielle. Elle propose des outils faciles d’accès, permettant à des « hommes-métier » (ingénieurs, chercheurs) d’exploiter l’analyse prédictive à partir de petits jeux de données techniques et scientifiques (small data) sans pour autant être experts en programmation informatique ou spécialistes des algorithmes.

Par son automatisation poussée « notre logiciel ne nécessite pas le recours à un expert en modélisation prédictive » précise Dimitri Racimora, responsable commercial. MyDataModels offre à ses clients la possibilité d’embarquer les modèles prédictifs, par exemple sur des lignes de fabrication, pour améliorer la qualité de fabrication et la maintenance. Mais l’outil peut également anticiper des pannes ou des fraudes, prédire des flux d’abonnements voire même d’une maladie.

La start-up, qui ne commercialise ses produits que depuis janvier 2019, propose son logiciel en libre accès (certaines fonctionnalités sont accessibles à tous) mais bridé. La version complète nécessite un abonnement de près de 3 000 € par an ou 12 500 € pour pouvoir bénéficier d’un accompagnement plus personnalisé. Tada peut également être vendu sous forme de licence bureautique.

Faire émerger de nouveaux modèles prédictifs

« Le fait d’intégrer le logiciel directement sur du matériel de production, sans passer par le cloud, fait économiser de l’énergie, gagner en réactivité et améliore la sécurité, car les données sont traitées localement » souligne Dimitri Racimora.

L’exploitation de petits jeux de données ne bénéficie pas encore des développements de son équivalent en méga données. La jeune entreprise ne se connaît pas de concurrent ni en small data ni en matière de logiciels embarqués. Elle se démarque également avec la mise en place d’une offre en ligne de ses produits. Pour l’instant, la société recrute ses clients dans l’industrie et la santé, essentiellement auprès de grands groupes et d’instituts de recherche. Mais la société commence à cibler des PME et entend sortir des frontières de l’Hexagone. Elle commencera par l’Europe avant de s’attaquer au marché nord-américain, puis à l’Asie.

En janvier 2019, la start-up a levé 1 M€ auprès du fonds belge Earlybird Venture Capital. Employant 30 salariés, dont une vingtaine recrutés sur la seule année 2019, elle devrait compter d’ici fin 2020 une soixantaine de collaborateurs. En janvier, MyDataModels ouvrira des bureaux à Paris.

 

 

 

 

 

 

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